Chez doyen

Dessins sarcastiques, BD décalées, analyses oniriques et biscuits à la cannelle

13 avril 2014

Rêve 22

Charlotte m'écrit :

J'ai un rêve récurrent, il n'y a pas une année pendant l'hiver où je ne rêve pas de cela. Je suis en voiture avec ma famille et on se dirige dans une ville proche de la mienne. Il fait très froid dehors et il y a beaucoup de neige. On arrive sur un pont qui est totalement gelé et on hésite à y aller, de peur de glisser et de tomber dans le fleuve juste en dessous. Et je ne sais pas pourquoi, mais le conducteur se décide à y aller, sans l'accord des autres dans la voiture. Plus on avance sur le pont, plus on entend des craquements. Je regarde alors la route, je vois une grande fissure tout au long du pont. Il finit par s’effondrer avec nous dessus et je me réveille.

L'hiver représente l'univers extérieur hostile. Il contraste d'ailleurs avec la solidarité à l'intérieur, les uns sur les autres, induit par l'espace confiné de la voiture. Et tout de suite, une épreuve : le pont, symbole d'une aventure à la Indiana Jones. A partir de là, un élément de l'équipe se détache du reste : le conducteur. Le risque est en effet évalué ensemble mais ce con décide tout seul d'y aller sans qu'on sache pourquoi et tout le monde subit les conséquence de cette décision incompréhensible. Cette désolidarisation, c'est celle du maillon autonome qui punie tout le reste. Charlotte, ton inconscient le sait : dans la famille, il faut rester soudé et ne jamais se détacher de sa base.

charlotte

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29 mars 2014

Portée à gauche

couille gauche

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16 mars 2014

Orange titanic

Ukraine

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01 mars 2014

Rêve 21

Amal m'écrit :

Je suis dans une sorte de Far West. Il y a des chevaux à l'extérieur d'une écurie, plutôt des doubles poneys. Et j'aperçois des chevaux immenses, de plus 4 mètres et un blanc se trouve devant moi avec le soleil derrière. Il fait chaud mais je ne sens pas la chaleur.
Cette semaine, j'ai eu plusieurs personnes de manière aléatoire qui ont parlé de chevaux, notamment une fille dans le RER qui a fait référence à un cheval blanc.

Voilà un rêve gorgé de symboles. On est ici dans une imagerie Texas ; le far west, c'est l'Amérique. Et en Amérique, tout est surdimensionné : les immeubles, les hamburgers et les chevaux (c'est bien connu). D'ailleurs, quand ils font plus de 4 mètres, il n'y a plus de doute possible : t'as affaire à un cheval de Troie. De l'Amérique à la Grèce, la mythologie se poursuit. Cheval blanc = cavalier blanc, on nage en plein héroïsme. Il y a même le soleil derrière : peut-on faire une image plus épique ? Il y en a d'ailleurs qu'un seul de blanc : l'élu. Le tien ? En tout cas, le fait que la chaleur ne t'atteigne pas te place en posture d'invincibilité. Par ailleurs, si il fait chaud sans chaleur, c'est que c'est la notion de "lumineux" qui est une fois de plus à retenir. Dans ton esprit, tu sembles être l'élue parmi les spartiates. Un sentiment qui contraste facilement avec la morose réalité. On peut le dire Amal : tu as soif d'aventure.

Amal

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14 février 2014

Fragments de tentation

st valentin

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04 février 2014

Rêve 20

Marie m'écrit :

J'ai rêvé que Roger Moore, jeune, était kidnappé par un gang et que j'allais le sauver. Mais comme je simulais un pistolet avec deux doigts sur la nuque de leur chef, ça n'a pas marché. Du coup, on se retrouve Roger Moore et moi dans l'eau. Comme on est désarmé, il se dit que peut-être qu'on pourrait les avoir en leur crachant du feu (comme les cracheurs de feu dans les foires). Il essaie donc de m'apprendre à cracher du feu mais comme les résultats sont pitoyables pour moi et que ça commence sérieusement à me gonfler, bah je jette la torche dans l'eau (logique). Mais Roger Moore essaie quand même de la rallumer en la grattant avec ses ongles.

Roger moore est beau, courageux et élégant : il symbolise ici l'homme parfait. Pour autant, seras-tu la James bond girl passive et interchangeable ? Que dalle. TU vas le sauver. Car tu es toi, l'archétype de la femme modernisée qui se veut l'égal de l'homme. Et c'est ton courage à deux mains et une double-dose de couilles insufflée dans la carotide que tu vas secourir le James bond de Moonraker. Mais c'est l'échec : ton initiative rate. Là dessus, c'est à son tour d'en prendre une. Une opération dont il prend le contrôle et où IL essaie de t'apprendre qui se solde par...un nouvel échec. Et c'est par un caprice tout féminin que tu réponds à cette nouvelle incompétence. Mais que va faire notre bellâtre face à cette navrante hystérie : persister dans son enseignement avec l'inébranlable bienveillance du maître ou te tenir tête en te corrigeant à coup de claques sur l'cul ? Non non, même Roger Moore est soumis et s'attèle à réparer tes conneries sans dire un mot. Et de la manière la moins virile possible : en gratouillant avec ses ongles au risque et péril d'abimer son top coat.
Marie, manifestement ton inconscient émascule les hommes pour mieux t'y greffer leurs attributs.

marie

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17 janvier 2014

Marouflage de camouflage

Deco

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07 janvier 2014

Metteur obscène

aaal1aaal2aaal3

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23 décembre 2013

Rêve 19

Caroline m'écrit :

J'ai fait un rêve étrange, il y a quelques années déjà, quand j'étais encore au collège. Je devais partir en cours. Je sors de chez moi avec ma meilleure amie mais une fois dehors, je vois que j'ai oublié mon sac. Du coup, moi et ma meilleure amie, on remonte pour le chercher. Puis une fois redescendue, je me rends compte que j'ai oublié mon pantalon, je crois. Alors je remonte avec elle. Je sais que ça s'est reproduit à chaque fois avec autre chose et à chaque fois je remontais avec ma meilleure amie, en haut. Toujours. Je ne me souviens pas de la suite vu que ça fait longtemps...cher doyen si vous pouviez m'éclairer...

D'une part, le rêve dépeint le souci de ne surtout rien oublier, le désir de se faire bien voir, de ne surtout pas s'faire engueuler "Mademoiselle, vous me copierez 100 fois je ne dois pas oublier mon livre de géo", la marque du perfectionnisme. D'autre part, on a une grosse récurrence de la meilleure amie qui accompagne : "avec ma meilleure amie", "moi et ma meilleure amie", "je remonte avec elle", "à chaque fois je remontais avec ma meilleure amie". Elle pourrait rester à t'attendre en bas, mais non, elle t'accompagne : tu as clairement plus envie de rester avec elle qu'aller potasser les propriétés des parallélogrammes. D'ailleurs, tu restes le moins possible à l'extérieur en passant plus de temps dans l'escalier que dehors (fréquence des "remonte", "redescendue", "remonte", "en haut").
On a bien là une peur du monde extérieur - celui qui te demande d'être parfaite sans sortir cul-nu et qui te met des gens dans les pattes que tu n'as pas choisis - doublé d'une volonté de tout maîtriser. Les angles droits parfaits de ton équerre neuve comme ton univers amical. Caroline, le monde extérieur implique l'imprévu et il faut que tu acceptes de t'y confronter.

caroline

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08 décembre 2013

Level up

Avant

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